Le Sénégal passe à l’action pour mieux rémunérer les créateurs

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Le Sénégal veut désormais passer de la volonté à l’action concernant la Rémunération pour Copie Privée (RCP). Ce mercredi 12 août 2026, une réunion consacrée à la mise en place effective de ce dispositif s’est tenue au Musée des Civilisations noires, sous la présidence du Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Alpha Thiam.

Autour de la table étaient présents les membres de la Commission Copie Privée, les responsables de la SODAV ainsi que plusieurs acteurs concernés par la question des droits des créateurs.

Cette rencontre intervient dans le prolongement de la décision prise lors du Conseil des Ministres du 21 janvier 2026, qui avait ouvert la voie à l’application effective du système de rémunération pour copie privée au Sénégal.

La RCP repose sur un principe essentiel : permettre aux auteurs, artistes-interprètes et autres ayants droit de bénéficier d’une compensation liée à la reproduction privée de leurs œuvres protégées. Avec l’explosion des usages numériques, le développement du stockage de contenus et l’évolution rapide des technologies, cette question prend une nouvelle dimension.

Lors de la rencontre, le ministre a appelé la Commission Copie Privée à formuler des propositions concrètes et directement applicables. Parmi les principaux sujets évoqués figurent notamment les mécanismes de collecte et de redistribution des revenus, l’évolution des usages numériques, la question du cloud, mais également la nécessité de mieux informer les artistes et le grand public sur le fonctionnement du dispositif.

L’objectif est également de faire en sorte que la RCP puisse accompagner la structuration de l’écosystème culturel sénégalais, en contribuant à la professionnalisation des acteurs, à la formation et au développement des industries culturelles et créatives.

Au-delà de la seule question financière, le ministère présente la Rémunération pour Copie Privée comme un outil de reconnaissance du travail des créateurs et comme un levier pouvant participer au développement d’une économie culturelle plus solide.

Pour le secteur musical notamment, où les mutations numériques ont profondément transformé les habitudes de consommation, la question de la rémunération des artistes reste un sujet central.

La prochaine étape sera donc de transformer les orientations annoncées en un dispositif opérationnel, capable de répondre aux réalités actuelles du secteur culturel sénégalais. Pour les artistes et les ayants droit, le véritable enjeu sera désormais de voir comment cette réforme sera concrètement appliquée et, surtout, comment les revenus seront collectés puis redistribués.

À travers cette démarche, le ministère entend inscrire la culture parmi les secteurs capables de contribuer à la création de richesse, à la souveraineté culturelle et à l’attractivité du Sénégal.

Pour les artistes et les ayants droit, le véritable enjeu sera désormais de voir comment cette réforme sera concrètement appliquée et, surtout, comment les revenus seront collectés puis redistribués.

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