“On danse dans les clips… mais personne ne nous crédite” : Khalil Funky Blood interpelle la scène rap

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Khalil Funky Blood souhaite voir la danse mieux reconnue dans l’industrie musicale sénégalaise…..

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Une passion née du plaisir

L’histoire de Khalil Funky Blood avec la danse commence en 2008. Comme beaucoup de jeunes, il débute simplement pour le plaisir.

Au fil des années, ce plaisir devient une véritable passion, puis une vocation. Entre entraînements, battles et performances, il s’immerge progressivement dans les différentes facettes de la culture hip-hop.
La danse hip-hop regroupe plusieurs styles : le breakdance, pratiqué par les B-boys et B-girls, mais aussi les funk styles comme le locking et le popping, sans oublier le hip-hop freestyle et la house dance. Autant d’expressions artistiques qui nourrissent son univers et sa pratique.

Apprendre pour mieux transmettre
Animé par une volonté de comprendre et de transmettre cette culture, Khalil Funky Blood décide de poursuivre ses études en France. Il fait partie des premiers Sénégalais – et même des premiers Africains – à quitter le continent pour suivre une formation académique autour de la culture hip-hop.

Il étudie d’abord à la JD School, avant d’intégrer une formation de passeur culturel. Ce parcours lui permet d’explorer plusieurs disciplines : gestion de projets culturels, administration culturelle, sciences de l’éducation et histoire de la danse.
Aujourd’hui, il exerce comme professeur de danse dans des conservatoires en France, où il transmet son savoir à une nouvelle génération de danseurs.

Mais pour lui, la connaissance ne doit pas rester à l’étranger.

C’est dans cet esprit qu’il crée Groove and Grow, un festival qui relie danse et santé.


L’idée est née d’un constat simple : au Sénégal, beaucoup de danseurs arrêtent leur carrière à cause de blessures chroniques. Grâce à ses études, notamment en anatomie et en AFCMD (Analyse Fonctionnelle du Corps dans le Mouvement Dansé), Khalil Funky Blood souhaite apporter des solutions concrètes.

Le festival vise ainsi à créer un pont entre les danseurs et les professionnels de la santé. Des médecins, historiens et danseurs internationaux sont invités au Sénégal pour partager leurs connaissances.


L’objectif est clair : aider les danseurs à mieux comprendre leur corps, qui est leur principal outil de travail, tout en renforçant la pédagogie et la connaissance de l’histoire du hip-hop.

Redonner sa place à la danse dans le hip-hop sénégalais


Au-delà de la formation, Khalil Funky Blood souhaite également voir la danse mieux reconnue dans l’industrie musicale sénégalaise.

Selon lui, les danseurs restent trop souvent dans l’ombre, notamment dans les clips de rap.

Pour changer cette réalité, il encourage les danseurs à créer leurs propres espaces et à construire leurs propres références dans le mouvement hip-hop sénégalais.

Des moments marquants dans un parcours déjà riche

Parmi les moments clés de sa carrière, Khalil Funky Blood retient particulièrement trois étapes. La première remonte à 2014, lorsque son crew remporte le Battle Orange, une compétition organisée sur plusieurs plages de Dakar avec la participation de groupes venus de différents pays africains. Leur équipe devient le premier groupe sénégalais à gagner ce concours.

Deux ans plus tard, en 2016, le groupe représente le Sénégal dans l’émission « L’Afrique a un Incroyable Talent », une expérience qui leur offre une visibilité importante.
La même année, ils remportent également un battle international à Saint-Louis, le Hip Hop Game, devenant champions du Sénégal dans cette compétition.

Une vision pour l’avenir du hip-hop sénégalais

Pour Khalil Funky Blood, le potentiel du Sénégal dans la danse hip-hop est immense. Entre créativité, énergie et talent, le pays pourrait devenir une véritable vitrine de l’Afrique de l’Ouest sur la scène internationale.
Mais pour cela, il faut davantage de structures, de transmission et de reconnaissance.

Aux jeunes danseurs, il rappelle que le chemin n’est pas simple.

Une philosophie de la danse

Au-delà de la technique et de la performance, Khalil Funky Blood voit la danse comme un langage.

Une vision qui résume parfaitement la démarche de ce danseur sénégalais devenu ambassadeur culturel du hip-hop entre l’Afrique et l’Europe.

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3 réflexions sur «“On danse dans les clips… mais personne ne nous crédite” : Khalil Funky Blood interpelle la scène rap»

  1. diadieufs couse inchallah rdv au sommets tu t’est battus pour ce projets depuis tout petit même abandons d’études pour pousuivres le rêves c’était difficiles mais tu étais crus avant que personnes ne croit en toi et a t’est performances merci d’avoir réussi ton rêves honorer ton peuples et ta pays à travers ton rêves big up couse

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